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Joël Couchouron : l’œil photographe, le cœur paysan

Portrait

[Publié en avril 2011, dans le cadre d'un stage universitaire pour LorraineAUcoeur.com, sous le pseudo "Alicia"]

Joël Couchouron est un photographe vosgien au parcours atypique : depuis 30 ans, il arpente les paysages des Hautes-Vosges, appareil à la main et sourire aux lèvres, à la rencontre d’hommes et de femmes gardiens des secrets des métiers d’antan.

Le virus de la photographie

Il semble bien loin le temps où Joël Couchouron travaillait à l’usine de collant de Senones. En effet, depuis 30 ans maintenant, cet ancien ouvrier s’est mué en un photographe spécialisé dans le monde paysan des Hautes-Vosges. C’est poussé par des amis qu’à l’époque il s’inscrit à un stage de photo. Le virus le prend immédiatement : il ne lâchera plus son appareil. Mieux, il mettra à profit sa vocation nouvelle pour rendre hommage à ce décor vosgien et ses habitants avec qui il cultive des liens profonds. Tant et si bien qu’il finit par se mettre à son compte, en réalisant des cartes-postales dans un premier temps, puis vient le moment de passer à « l’étape supérieure » et il se lance dans l’édition de livres.

« Les anciens ont plein de choses à raconter »

Ce reporter de terrain aime partir à l’aventure sans toujours très bien savoir ce qui l’attend au bout du chemin. Connu des paysans de la région, on l’appelle pour le prévenir d’une prochaine tranche de vie à photographier. Son thème de prédilection ? Les vieux métiers, il aime photographier les anciens « parce qu’ils ont plein de choses à nous raconter » confie-t-il. Et c’est d’ailleurs pour faire un pied de nez à ses détracteurs qui le taxaient de passéiste qu’il s’est offert une récréation en publiant en 1993 un livre dédié aux enfants « Les enfants s’amusent ». La preuve par l’image que les temps n’ont pas tant changé que cela.

La lumière des Hautes-Vosges

Qu’importe le boîtier, seul le cliché compte. D’abord argentique, puis plus récemment numérique, Joël Couchouron aime cette nouvelle technique mais conserve précieusement ses anciens négatifs. De ses débuts, il garde les bonnes habitudes et retouche le moins possible ses prises. Il s’explique : « On fait de la photo avec l’appareil, pas avec l’ordinateur. Il faut être rigoureux au départ, sinon le travail n’est pas naturel. » S’il ne quitte pas les Hautes-Vosges, c’est parce que l’homme s’y sent bien et que le photographe a appris à en connaître la lumière. Il sait où et quand la capturer.

L’aventure ne s’arrête pas là

Déjà 10 ouvrages parus et l’on murmure dans la montagne vosgienne qu’un petit nouveau serait en préparation : une édition exclusivement en noir et blanc rassemblant des photographies inédites sur plus de 30 ans de travail.